La série Love Story * de Ryan Murphy a remis sur le devant de la scène un des couples les plus glamour du XXe siècle et surtout un homme – JFK Jr. – dont le style et le charisme restent, 30 ans plus tard, une source d’inspiration.
Pédigrée en or
Fils de JFK, 35e président américain assassiné en 1963, et de Jackie Kennedy, John-John a le charisme de son père et la classe de sa mère. Lors des funérailles de ce dernier, il a 3 ans et fait le salut militaire derrière le cercueil présidentiel. L’image bouleverse le monde entier et reste imprimée dans l’histoire américaine. Il grandit sous les flashs des photographes entre l’Upper East Side, les écoles chics et l’île privée de son beau-père Aristote Onassis en Grèce.
Anticonformiste
Le « prince de l’Amérique » rate deux fois le barreau de New York. « L’étalon s’étale », peut-on lire dans la presse. Une fois le diplôme obtenu, plutôt que de poursuivre sa carrière d’avocat, à 34 ans, il crée – contre l’avis de sa mère – un magazine politique décalé mélangeant irrévérence et glamour baptisé George – en hommage à George Washington. « Si je t’adresse encore la parole à Thanksgiving, c’est que tu auras mal fait ton travail », lui lance son oncle Ted. La ligne éditoriale est scellée. La première couverture ? Cindy Crawford. Celle juste après la mort de JFK Jr. ? Donald Trump.
100 % glamour
En 1988, il est élu « l’homme le plus sexy de la planète » par le magazine People. Célibataire le plus convoité des États-Unis, il n’est pas rare qu’une femme lui glisse son numéro au creux de la main. Bien élevé, il prend toujours le petit papier, sans jamais rappeler. Il est abonné aux bombes blondes – Madonna, Sarah Jessica Parker, Daryl Hannah et, la dernière, Carolyn Bessette, une inconnue, attachée de presse chez Calvin Klein, dont il tombe fou amoureux. Sur les tapis rouges, dans les rues de New York ou en vacances à Martha’s Vineyard, ils formeront le couple le plus glamour des années 90, entre scandales et beautiful people, au grand bonheur des paparazzi.
Élégance naturelle
JFK Jr. incarnait l’élégance sans effort de la bonne société de la Côte Est. Celle de tous ceux qui ont fréquenté les prestigieuses universités de la Ivy League. S’il était aussi élégant en costume croisé qu’en tenue de sport, ce qui rend son style si « chic » 30 ans plus tard, ce sont toutes les entorses aux bon goût qu’il s’autorisait, reflet de sa personnalité et d’une modernité toujours inspirante. C’est la façon dont il relevait les revers de ses vestes ou remontait un côté de son pantalon de costume lorsqu’il se rendait au tribunal à vélo. Ce sont ses gilets boutonnés par-dessus des chemises à motifs, ses cols anglais trop chics pour son style preppy, sa Timex Intrepid dépassant d’un costume strict, ou ses casquettes Kangol qu’il portait à l’envers comme un gamin des rues.
Simplicité
Il préfère son loft de Tribeca aux salons cossus de l’Upper East Side. Il n’hésite pas à échanger sa Daytona « Paul Newman » contre un objectif d’appareil photo Nikon. Pas de chauffeur, c’est en métro et surtout à vélo qu’il se déplace, le meilleur moyen de fuir les paparazzi et de fausser compagnie à ses gardes du corps. Accessible, « il avait cette élégance naturelle qui mettait tout le monde à l’aise, comme Fred Astaire sur une piste de danse », dira de lui Matt Berman, le directeur artistique du magazine George.
L’envol brisé
À 12 ans, son beau-père lui offre un bateau à moteur et une Jeep. Mais la passion du jeune Kennedy, c’est l’aviation. Il passe son brevet de pilote puis acquiert un petit Cessna qui sera immatriculé « N529JK », en mémoire à son père né un 29 mai… « Piloter est ce que j’ai vécu de plus excitant en étant habillé », dira-t-il. Une passion qui lui coutera la vie, puisque le petit Piper Saratoga qu’il pilota pour se rendre à Hyannis Port avec sa femme et sa belle-sœur s’écrasa au large des côtes du Massachusetts.
Par Hélène Claudel
*Love Story : John F. Kennedy Jr. & Carolyn Bessette sur Disney+.
