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Istanbul entre deux mondes
Byzance, Constantinople, Istanbul… peu d'autres villes ont eu trois noms au cours de l'histoire. Quatre jours d'escapade à Istanbul ne permettent, certes, qu'un survol de cette ville envoûtante, mais le dépaysement est total et la rencontre mythique.
Témoignant à la fois d’un passé hors du commun et d’un ancrage affirmé dans le monde moderne, cette ville, tour à tour grecque, romaine, byzantine, ottomane et turque dégage une ambiance singulière et cosmopolite. De la mosquée Bleue au palais de Dolmabahçe sans oublier le célèbre bazar, le quartier d’Ortaköy ou les 'nuits blanches' branchées, on se laisse surprendre par les charmes de l’Orient et l’énergie de l’Occident.
1er jour : Angélique et le Sultan
Pour profiter au mieux de ce mélange de tradition et de modernité qui fait le charme de cette ville, le Four Seasons Hotel Istanbul at the Bosphorus est incontournable. Ancien palais ottoman du XIXème siècle, connu sous le nom d’Atik Pasha, construit pour servir de résidence secondaire le long de la rive européenne du Bosphore, à proximité du palais d’été du sultan, c’est à la fois un lieu d’histoire et un palace du 21ème siècle. Ici se mêlent, avec raffinement, influences ottomanes, mobilier contemporain et éclairage raffiné. Lumineuses et spacieuses, les chambres (141 guest rooms et 25 suites) offrent une vue sur les jardins, sur la ville, et pour un quart d’entre elles, sur le détroit du Bosphore jusqu’aux collines de l’Asie. Les quatre suites « Palace Roof » sont dotées d’une terrasse sur les toits avec vue à 180°, allant du pont du Bosphore jusqu’au panorama urbain de la vieille ville. Située au deuxième étage, la suite Atik Pasha peut comprendre jusqu’à trois chambres. Elle dispose d’une grande entrée, d’un salon et d’une salle à manger ayant une capacité d’accueil d’une dizaine de convives. Sa salle de bain principale est équipée d’un sauna, d’un petit hammam et d’une douche « chute de pluie ». De là, on peut admirer le Bosphore à perte de vue…
Dès l’arrivée, une visite du Spa et de son « Rituel du crépuscule sur le Bosphore » s’impose . Appréhender la Turquie par un soin traditionnel, ancestral, revisité est plus qu’une aubaine. C’est une source de bien-être pour le corps et l'esprit. Se laisser aller à la douceur exquise du hammam, à la caresse d’un enveloppement de mousse légère et aux bienfaits de massages et de soins du visage... est source de détente, de purification et apport d'énergie positive ! Le dîner au restaurant de l’hôtel est délicieux et offre toutes sortes de spécialités méditerranéennes aux influences turques préparées par le jeune chef italien Fabio Brambilla et son chef pâtissier français. Le lendemain matin, après une nuit angélique, réveillé par les rayons du soleil qui émergent d’Asie, le visiteur d’un autre temps est alors saisi par la vue inoubliable du Bosphore et de ses cargos, bateaux de guerre ou paquebots et de ce continent de l’autre rive, à la fois si lointain et si proche.
2ème jour : Une croisière sur le Bosphore, un musée
Le Bosphore, ce détroit, long d'une trentaine de kilomètres, qui relie la mer Noire à la mer de Marmara et coupe la ville en deux permet d’apercevoir, lors d’une promenade agréable au fil de l’eau, les multiples petits palais, palais d'été ou Feriye , villas et résidences bourgeoises qui se succèdent sur ses rives. Il faut environ 30minutes en direction de la Mer Noire pour rejoindre le musée Sakip Sabanci Müzesi. Fondé par une des plus grandes fortunes du pays - deuxième conglomérat économique du pays- autour de son ancienne résidence, la Villa équestre, surplombant le Bosphore, le musée s’est construit dans de magnifiques jardins avec un bâtiment moderne aux murs en travertin. Comportant des collections de calligraphie et de peinture turque des XIXe – XXe s., le musée accueille aussi de prestigieuses expositions au succès immense : après Picasso et Rodin, dont le succès dépassa les prévisions les plus optimistes, c’est au tour de Salvador Dali. Le célèbre restaurant Müze de Changa ouvert par le désormais célèbre Changa de Beyoğlu permet de s’y régaler entre 2 tableaux. En une décennie, près d’une dizaine de musées privés ont ouvert à Istanbul, dont une bonne moitié consacrée à l’art moderne et contemporain. Avant tout, c’est une affaire de familles. Outre les Sabangi, les Eczacibasi, et les Koç, piliers de la Tüsiad (le Medef turc), qui incarnent la réussite de l'économie turque contemporaine, investissent dans l’éducation, la culture et dans le mécénat très haut de gamme. « Ces familles ont compris, par leur expérience internationale, l’importance en termes de prestige d’une collection d’art », analyse Nora Seni, historienne et urbaniste. « L’émulation est d’autant plus forte que la création contemporaine représente aujourd’hui un véritable marqueur social en Turquie », complète Ali Akay, sociologue, commissaire d’expositions et animateur d’Akbank Sanat, un centre d’art et de création dépendant de la banque du groupe Sabanci, dirigée actuellement par la petite fille du fondateur Güler Sabanci. Les Koç, leurs éternels rivaux, ont, eux, ouvert leur musée d’art dominant la Corne d’Or dans une maison de Pera, située à deux pas des hôtels Londra et Pera Pallas, avec les pièces de leur collection personnelle et des expositions temporaires. La dernière, consacrée à la peinture orientaliste, comprend plus de 300 tableaux tant d'artistes européens que d'artistes ottomans, sur une période qui va du 17ème au début du 20ème siècle. De grands noms comme VanMour ou Liotard y sont représentés parmi les pré-orientalistes ; parmi les succès des années précédentes, une rétrospective Jean Dubuffet, d’Andy Warhol, la collection des dessins de Rembrandt conservés au Musée Boijmans de Rotterdam et une exposition en coopération avec Tate britain et British Council sur les œuvres maîtresses de la peinture britannique orientaliste. La journée et la nuit se terminent dans le quartier de Beyoğlu assidûment fréquentés par une jeunesse branchée et des fêtards venus du monde entier. Un grand classique (été comme hiver) est les bars- restaurants sur les terrasses d’immeubles, offrant aux noctambules des panoramas incroyables sur une des plus belles villes du monde. Le Vogue ou le Ulus 29 sont les adresses les plus prisées du genre : décoration minimale chic, clientèle glamour, pour prendre un verre au coucher du soleil, dîner ou festoyer jusqu’au bout de la nuit stanbouliote.
3ème et 4ème jour : Entre tradition et modernité
Ceux qui viennent pour la première fois à Istanbul sont contractuellement obligés de visiter le quartier de Sultanhamet : la mosquée Bleue, la seule à posséder six minarets, dont les parois sont tapissées de carreaux de faïence d'Iznik à fond bleu, Sainte-Sophie, la basilique transformée en mosquée du VIe siècle, joyau de l'architecture byzantine avec son immense coupole encadrée de 107 colonnes, venues d'Ephèse et d'Egypte et bien sûr le palais de Topkapi, ancienne résidence des sultans ottomans, construit par Mehmet le Conquérant à partir de 1478. Le palais est célèbre pour ses multiples cours, son harem, sa collection de bijoux et sa salle des reliques.
Situé à deux minutes à pied, se trouve un des sommets de l’hôtellerie stambouliote: le Four Seasons, une ancienne prison ottomane, transformée en palace. Le lieu est une merveille de l’architecture et de l’art de vivre et comporte 65 suites et chambres réparties autour d’une cour privée et de jardins. De sa chambre, on aperçoit tour à tour la Mosquée Bleue, Sainte-Sophie, le palais de Topkapi. Envoûtant. De plus, le Grand Bazar n’est qu’à 20 minutes à pied. Ce marché couvert, le plus grand au monde, remonte au XVe siècle, époque à laquelle les commerçants se sont regroupés par spécialités. Comportant 18 portes qui donnent accès à quelques 3000 boutiques on y trouve tout- le pire y côtoie le meilleur : bijoux précieux et babioles, …- ; sa renommée est surtout axée sur l’or, le cuir et les tapis. A quelques minutes à pied, le bazar égyptien, est plus petit et plus authentique avec ses confiseurs et leurs magnifiques loukoums, et nougats. Istanbul qui se prépare à devenir en 2010, la capitale européenne de la culture, gardera ainsi encore pour des siècles, intact tout son pouvoir de fascination.
Afin de profiter au mieux de ce mélange entre orient et occident, c’est au Four Seasons Istanbul the Bosphorus qu’il faut séjourner. Connu sous le nom d’Atik Pasha, cet ancien palais ottoman du XIX siècle fut construit, à proximité du palais d’été du sultan, pour servir de résidence secondaire le long de la rive européenne du Bosphore.
C’est à la fois un lieu d’histoire et un palace du XXIe siècle. Ici, influences ottomanes, mobilier contemporain et éclairages raffinés se mêlent avec raffinement. L’intérieur de l’hôtel s’inspire de cet environnement unique : marbre et tons bleutés rappellent les eaux du Bosphore. Les chambres aussi lumineuses que spacieuses (166 chambres dont 25 suites) offrent une vue sur les jardins, sur la ville et pour un quart d’entre elles, sur le détroit du Bosphore qui s’étend jusqu’aux collines de l’Asie.
MONSIEUR n°75
à consulter en édition numérique sur http://www.relay.com/monsieur/tous-les-numeros-262-20.html?&Origin=C6E0F5D4FD2FAC10
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