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N°81 - Mars-Avril 2010 |
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Planète Polo
Chic sur leurs montures de choc, les joueurs, maillets en l’air, partent à l’assaut d’une petite sphère bondissante à peine plus grosse qu’une pièce de monnaie. Le combat est lancé. Flamboyant. On entend le tonnerre des galops battant la terre. Vitesse de pointe, 50 km/h. Arrêt net. Les chevaux s’entrechoquent, violemment. Dans cette danse élégante et dangereuse, ça crie, ça jure et ça tape… au bon endroit. Bruit du maillet contre la balle. Goal ! « Adrénaline ». C’est le premier mot qui vient à la bouche de tous ceux qui ont attrapé le virus du polo. Une sensation de liberté et de force qui donne des ailes, mais où il faut savoir se dominer soi-même pour dominer son animal. Un jeu chevaleresque d’adresse et de stratégie dans lequel rien ne peut fonctionner sans l’autre, sans discipline et sans fair-play. Pas étonnant qu’à l’époque, les officiers de cavaleries fussent sélectionnés en fonction de leurs qualités de jeu au polo. Pas de maniérisme ni de frime – celui qui joue juste pour l’étiquette sociale risque de s’en souvenir –, on se bat pour l’honneur et le panache, un point c’est tout. Le vainqueur ne recevra qu’un trophée. Non, pas de gros chèque à la clé. « Le polo est un sport noble et il doit le rester », soutient Jean-Luc Chartier, président de la Fédération française de polo.
>> Découvrez l'intégralité du dossier, illustré par les photos d'Aline Coquelle dans le magazine
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